L'aéronautique militaire en photos

       

                                                                        le 2/30 Normandie-Niémen 

Page modifiée le 24 mai 2011                            

Le Normandie-Niémen est certainement l'unité la plus connue de l'Armée de l'Air, de par son palmarès obtenu lors de la seconde guerre et surtout par le fait que c'est la seule unité de la France Libre qui ait combattu aux côtés des troupes Soviétiques jusqu'à la victoire finale et ainsi tisser des liens qui ont permis des  visites réciproques, même au cours de la guerre froide ! 

Venus de tous horizons : Indochine, Grande-Bretagne, Libye, Afrique du Nord... des pilotes volontaires se retrouvent au sein d’un régiment de chasse de la France libre créé à Londres par le général de Gaulle.

Tous les personnels sont rassemblés à Rayak (Syrie) en 1942. En hommage à l’une des provinces françaises souffrant le plus de l’occupation allemande, ce régiment portera le nom de " NORMANDIE ", qui deviendra plus tard régiment " NORMANDIE-NIEMEN ", sur décision du maréchal Staline, pour signifier ainsi à tous que cette unité de chasse française s’était battue et se battait chaque jour côte à côte avec les pilotes soviétiques contre l’aviation allemande sur le sol soviétique et en particulier au-dessus du grand fleuve russe : le Niémen.

Le groupe de chasse n°3 (GC3) est constitué à Damas en 1942 sous les ordres du commandant Pouliquen, les premiers vols d’entraînement commencent en octobre 1942 à Rayak sur Dewoitine D 520. En novembre 1942, le GC3 s’installe à Ivanovo, à l’est de Moscou, où il commence ses vols sur Yak 1.

Début 1943, de nouveaux renforts viennent grossir les effectifs et permettent la création de 3 escadrilles : 1ère " ROUEN ", 2ème " LE HAVRE ", 3ème " CHERBOURG ".

Dès le mois d’août 1943, des Yak 9 relèvent les Yak 1 éprouvés par des mois de combats intensifs. Fin novembre le GC3, affaibli après cette première campagne, se retire dans ses quartiers d’hiver à Toula (sud de Moscou). Début 1944, les hostilités reprennent. A partir de mai, c’est la campagne de Borovskie et le 26 juin le Niémen est franchi. L’unité prend alors son appellation actuelle et se place en première ligne pour l’offensive finale.

En décembre 1944 le groupe prépare l’arrivée du général de Gaulle et s’entraîne à la formation en vol " CROIX DE LORRAINE ", la rencontre historique a lieu à Moscou.

Le régiment progresse en Prusse Orientale et à la proclamation de la cessation des hostilités le 8 mai 1945, le GC3 se trouve à Heiligendeil, non loin de la Pologne.

A la fin du conflit le groupe présente le palmarès suivant : 273 victoires homologuées pour 869 combats livrés en 4 534 heures de vol, 37 victoires probables et 47 avions ennemis endommagés.

Transféré au Maroc en mars 1947, le " NORMANDIE-NIEMEN " accomplit sa transformation sur Mosquito, avant de rejoindre la base de Rabat-Sale. Les campagnes d’Indochine le transportent sur la plate-forme de Saigon, d’où il participe aux opérations sur P63 Kingcobra et Hellcat. Affecté une nouvelle fois en Afrique du Nord, il est équipé de P47 et gagne la base d’Oran " LA SENIA ". En 1952, les avions à réaction " Mistral " supplantent les P47. Le groupe de chasse se scinde en deux quelques mois plus tard pour former la 6ème escadre de chasse, qui comprend alors l’escadron 1/6 " ORANIE " et le 2/6 " NORMANDIE-NIEMEN ". Transformée sur Vautour II N, l’unité est rattachée à la 30ème escadre de chasse, après dissolution de la 6ème escadre, pour devenir l’escadron 2/30.Le 2/30 quitte définitivement l’Afrique du Nord le 13 mars 1962 et rejoint la base d’ORANGE, avant d’être affecté à
REIMS, en 1966. En décembre 1973, l’unité abandonne ses Vautour II au profit des premiers Mirage F1 français. L’amitié franco-russe et les traditions communes acquises au combat ne se sont pas démenties et permettent de nombreux échanges. Ainsi les visites de Mig 29 en 1991, ou de Sukhoï Su 27  de la patrouille des "Russians Knights" en septembre 1992 . L'escadron est dissout le 13 octobre 1993 et recréé immédiatement sur la base de Colmar pour devenir l'Escadron de Chasse EC 1/13 "NORMANDIE-NIEMEN" (ex 1/13 "Artois", dissous lui aussi ce jour !)  et équipé de Mirage F1CT. Le 1er juillet 1995, l'escadron change encore une fois d'appellation pour devenir l'Escadron de Chasse  2/30 "NORMANDIE-NIEMEN". Il est constitué de 4 escadrilles (insignes non portés) : Rouen,  Le Havre, Cherbourg et Caen.

 L'escadron fête ses 60 ans d'existence en juin 2002. Le 1er juillet 2008, suite à la mise en sommeil du 1/30 "Alsace" le même jour, l'escadron devient EC 1/30 "Normandie-Niémen". Il utilise conjointement Mirage F1CT et Mirage F1B de transformation. L'unité ne survivra que peu de temps puisque mise en sommeil le 3 juillet 2009 !

 Voici, en images, les 35 dernières années du "Neu-Neu".

 
Côté droit du n° 220 en juin 2002. Ph . Yves Fauconnier Le n° 280 au décollage le 27 oct. 2005. Ph . Y. Fauconnier

Sources : Sirpa air, notes personnelles.

 

Vautour IIN 338/30-MN de l'ECTT 2/30 vu à Reims en été 1973, quelques mois avant l'arrivée des premiers F1C. Coll. YF  Mirage F1C n° 10/30-MJ  en mai 1979. Coll. YF  Mirage F1C-200 224/MD en vol en mai 1991. Ph. Armée de l'Air.

Le n° 49/MQ utilisé comme biroutier lors d'une campagne de tir. Mai 1992.

 Ph. JF Lipka

Vautour II N from ECTT 2/30 seen at Reims during August 1973, few months before transformation on Mirage F1C. Coll. YF  Mirage F1C s/n 10 seen during May 1978. Coll. YF  F1C-200 s/n 224 photographed  during a flight. May 1991. Coll. YF  S/n 49 seen off Corsica during an air to air gunnery training flight. May 1992. Coll. YF 
Un des rares avions sables dont l'escadron fut doté : le 202/ML en juillet 1992 Ph. D. Joly Le n° 16 spécialement décoré pour les 50 ans de l'unité, le 18 septembre 1992. Photo Yves Fauconnier Changement d'appellation et d'avion : Mirage F1CT 229/13-QF du 1/13, vu ici à Istrana en config' musclée en avril 1995. Coll .Y. Fauconnier Impressionnante lignée de 4 F1CT du 2/30 à nouveau, après dissolution de la 13. Ils sont armés d'une bombe lisse de 400kgs en position ventrale. Cazaux, septembre 1995. Ph. Y. Fauconnier
One of the few "sand" camouflaged F1C used by the unit : s/n 202 seen durin July 1992. Ph. D. Joly Specially painted for the 50th anniversary of Normandie-Niémen, this is the s/n 16 on 18th September 1992. Ph. Yves Fauconnier S/n 229 coded 13-QF . The squadron was the EC 1/13. Istrana, April 1995. Coll. YF  Since June 1995, unit became EC 2/30 ! Here 4 Mirage F1CT, each loaded with a 400 kgs bomb under the belly !  Cazaux, September 1995. Ph. Yves Fauconnier
Même configuration, réservoirs en plus, sur le 259/QU au roulage à Cazaux mais en septembre 1996. Ph. Y. Fauconnier Le 223 qui a reçu cette livrée toute spéciale à l'occasion des 55 ans du "Neu-Neu". Colmar, octobre 1997. Ph. E. Bannwarth Le même, redevenu "guerrier" et codé 30-QX, est équipé du gros réservoir de 2200L et de 4 bombes de 250kgs. Cazaux, septembre 2001. Photo Yves Fauconnier Eté 2002, l'escadron souffle ses 60 bougies et décore le n° 220....Ph. Yves. Fauconnier
One year later, same weapon under the 259/30-QU. Ph. Yves Fauconnier S/n 223 received this  special colours for the 55th anniversary of Normandie-Niemen. Colmar, October 1997. Ph . E. Bannwarth.  Same aircraft, coded 30-QX loaded with four 250 kgs bombs (2 under each wing). Cazaux, 14 September 2001. Ph. Yves Fauconnier June 2002, the 60th anniversary of this famous unit. S/n 220 recieved these special colours. Ph. Yves Fauconnier

 

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